Avez-vous déjà entendu parler de la photographie de boudoir ? Il s’agit d’une forme de photographie professionnelle intime, qui flatte la courbe et la beauté du corps d’une femme. La personne spécialisée dans ce type de séance doit d’abord créer cet environnement intimiste et sécurisant pour la cliente, un lieu qui finit même souvent par enfermer bien des secrets…
Le studio de Joanie Houde, à Chicoutimi-Nord, est l’exemple parfait de l’endroit chaleureux où les langues se sont déliées avec aise, ces dernières années. Maman de trois enfants, elle a avant tout décidé de se lancer dans cette aventure pour se défaire de quelques insécurités qui se sont construites en elle après ses accouchements. Elle ne se reconnaissait plus.
« J’avais pris beaucoup de poids durant mes grossesses. J’en avais perdu un peu après, mais pas au complet. J’ai frappé un mur et je me suis mise à me détester. Puis, avec ma meilleure amie, étant toutes les deux photographes, on a voulu essayer le boudoir en se photographiant mutuellement. Quand j’ai vu les photos, c’était magique, ce n’était pas la personne que je voyais dans le miroir. Je n’avais pas conscience de la beauté que j’avais », se remémore-t-elle.
Étant tombée en amour avec ce type de photographie, c’était désormais venu le temps pour elle de se dévoiler entièrement sur les réseaux sociaux, chose qu’elle n’était pas prête à faire avant. C’est seulement après qu’elle eu décidé de s’ouvrir pleinement et sincèrement sur son histoire, que plusieurs femmes se sont senties inspirées et touchées.
« Je me suis rendu compte qu’on vivait toute la même réalité, et ce n’est même pas une question du corps on a », affirme-t-elle.
Fonctionnement d’une séance
Joanie Houde instaure toujours un premier contact avec ses clientes via Facebook. Elle spécifie que son site web, agrémenté d’une tonne d’information sur le fonctionnement des séances ainsi qu’une foire aux questions, peut grandement aider les femmes à se faire un premier aperçu du déroulement. Un guide boudoir leur est ensuite transmis, comprenant truc et astuces à retenir pour savoir quoi préparer avant le rendez-vous. Un tableau Pinterest est aussi disponible avec des inspirations pour le choix des vêtements.
« Tu n’as pas besoin d’être déshabillée, nécessairement, pour faire les photos. Un chandail de laine peut faire l’affaire, c’est vraiment ce que l’on veut faire ressortir de la photo », explique-t-elle.
Un sentiment de confiance est la première chose que Joanie Houde veut que ses clientes ressentent et ce, dès qu’elles franchissent la porte du studio. Et si l’envie n’est tout simplement plus là le jour J, une séance portrait est offerte.
Une séance peut durer près de 1h15, aux dires de Mme Houde, les confessions et les rires faisant aussi parti du processus.
Le faire pour soi
De 25 à 90 ans, l’âge importe peu pour Joanie Houle en ce qui concerne son bassin de clientèle. Elle a surtout appris, au fil des années, à bien exprimer la différence entre des photos sensuelles et des photos sexy.
« Les jeunes femmes voudraient avoir des photos sexy juste pour pouvoir s’afficher sur Instagram et faire comme tout le monde. Je n’ai rien contre ça, mais je ne veux pas qu’elles regrettent d’avoir partagé ces photos plus tard parce que finalement elles deviennent enseignantes, par exemple. Ça dépend vraiment de la façon pour laquelle elles veulent se faire prendre en photo. »
Les demandes ont explosé pour des photos pour des comptes OnlyFans, ce que Joanie Houde ne prend pas en charge.