C’est la menace d’un référendum qui aurait mis du plomb dans l’aile du parti Québécois lors de la récente campagne électorale, empêchant les troupes de Paul St-Pierre Plamondon d’obtenir le gouvernement majoritaire souhaité.
C’est du moins ce que révèle un sondage Léger paru lundi, réalisé pour le compte de TVA Nouvelles. Réalisé quelques jours après les élections générales auprès de 1 014 répondants, entre les 9 et 12 octobre, le sondage nous apprend que 43 % des répondants sont favorables à l’arrivée de Paul St-Pierre Plamondon comme premier ministre. Par contre, 67 % des gens consultés se disent contre l’idée de tenir un référendum pendant le premier mandat du gouvernement péquiste.
Jean-Marc Léger analyse que sans engagement référendaire, le PQ aurait récolté 35 % des voix à l’élection du 5 octobre, soit 7 % de plus que son score électoral, principalement aux dépens du PLQ et de la CAQ, atteignant 41 % chez les francophones. Les citoyens aux allégeances péquistes disent aussi “non” à l’idée d’un référendum, dans une proportion de 42 %, alors que les tenants en faveur sont à 45 %, comme quoi les péquistes sont divisés sur la question.
Concernant l’assermentation du conseil des ministres péquistes, prévu ce mercredi en après-midi, tout porte à croire qu’elle se fera sans la présence de la lieutenante-gouverneure Manon Jeannotte, le premier ministre désigné ayant formulé une demande officielle en ce sens au bureau de la représentante du roi Charles III. Il s’agira donc d’une première au Québec. Mme Jeannotte signera tout de même les documents inhérents visant à permettre aux ministres d’exercer leurs mandats.



