L’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et le Service de police de Saguenay ont réuni chercheurs, intervenants et partenaires du milieu les 28 et 29 octobre à l’occasion de la troisième édition du Colloque sur la violence entre les partenaires intimes.
Organisé en collaboration avec le Centre de recherches appliquées et interdisciplinaires sur les violences intimes, familiales et structurelles (RAIV) ainsi que plusieurs organismes régionaux œuvrant en matière de violence conjugale et sexuelle, l’événement visait à favoriser le partage des connaissances et des pratiques entre les différents acteurs concernés.
« Les avancées les plus significatives en matière de violences sexuelles entre partenaires intimes émergent lorsqu'on met en dialogue les expertises scientifiques et les expertises du terrain et de la pratique. C'est précisément cette approche qui caractérise le RAIV et notre équipe de recherche en violence conjugale. Ce colloque illustre la richesse de la mobilisation régionale autour de ces enjeux et crée un espace privilégié pour faire progresser les connaissances et soutenir le développement d'interventions toujours mieux adaptées aux réalités du terrain », a expliqué Maude Dionne, coordonnatrice scientifique du RAIV.
L’événement a également permis de renforcer les liens entre les membres des tables locales de concertation et les organismes engagés dans la lutte contre la violence conjugale et sexuelle. Les discussions ont notamment porté sur les réalités des personnes victimes et des personnes autrices de violence, de même que sur les défis émergents liés à la cyberviolence dans les relations intimes.
« Les enjeux liés à la violence sexuelle entre partenaires intimes évoluent constamment et interpellent l'ensemble des milieux concernés. Ce colloque constitue une occasion précieuse de prendre du recul, de réfléchir ensemble aux pratiques d'intervention et de s'assurer que la formation de la relève demeure en phase avec les réalités vécues sur le terrain », a précisé Nathalie Sasseville, professeure-chercheuse à l’Unité en travail social à l’UQAC.
Les participantes et participants ont aussi échangé sur les approches favorisant une meilleure collaboration entre les services policiers et les divers intervenants impliqués dans l’accompagnement des personnes touchées.
« La lutte contre la violence sexuelle entre partenaires intimes repose sur une collaboration étroite entre les services policiers, les organismes communautaires et les différents partenaires du milieu. Les témoignages des personnes victimes demeurent au cœur de nos réflexions et de nos interventions. Une journée comme celle-ci contribue à mieux répondre aux besoins des personnes que nous accompagnons », a souligné Josyanne Larouche, intervenante spécialisée en violence conjugale au Service de police de Saguenay.
