Le Centre de la petite enfance (CPE) Les Amis de la Culbute, à Roberval, sera fermé pendant deux semaines afin de prévenir une possible exposition à l’amiante, qui pourrait être présente dans les locaux temporaires de la garderie.
C’est l’organisme public Santé Québec Saguenay–Lac-Saint-Jean qui a relevé, vendredi dernier, des bris sur les murs du nouvel espace temporaire qui auraient pu laisser s’échapper des fibres d’amiante, toujours présentes dans les murs de l’établissement.
Le CPE n’en est pas à son premier rodéo avec ce matériau, qui peut causer plusieurs types de maladies chez les personnes qui y sont exposées, notamment le cancer du poumon. Celui-ci avait été relocalisé de ses locaux habituels, dans l’ancien Monastère des Augustines, le 18 août dernier pour les mêmes raisons.
Des résidus d’amiante avaient été découverts au sous-sol de l’établissement, où se trouvaient des objets du CPE entreposés. Cependant, un nettoyage avait été effectué avant de déplacer les objets et aucune trace n’avait été observée par la suite.
« Ce qu’on a fait lorsqu’on a délocalisé le CPE, explique le directeur général adjoint de Santé Québec dans la région, Marc Thibeault, d’abord, on a donné un mandat à un architecte qui travaillait déjà avec le CPE pour valider la conformité au niveau du ministère de la Famille, pour savoir si ces locaux-là étaient conformes pour recevoir un CPE. Donc, il y a eu une visite d’un architecte et on n’a pas cru bon, on n’a pas eu l’information qui nous aurait obligés à faire des tests à ce moment-là. »
De façon préventive, les locaux temporaires du CPE seront donc fermés pendant deux semaines, le temps que des analyses soient effectuées pour confirmer ou non la présence de fibres d’amiante dans l’air.
Notons qu’une cinquantaine d’enfants bénéficient des services des Amis de la Culbute.
La situation inquiète évidemment plusieurs parents qui envoient leurs petits au CPE Les Amis de la Culbute et qui demandent davantage de transparence de la part des institutions.
Le bras régional de la société d’État affirme qu’une firme externe mène actuellement une enquête afin de déterminer pourquoi la garderie n’a été relocalisée que le 18 août, soit un mois après la découverte initiale de débris contenant des traces d’amiante à l’intérieur du bâtiment.



