Histoires d'horreur
Le candidat libéral Serge Bergeron a alors saisi la balle au bond, disant qu’il avait tellement entendu d’histoires d’horreur concernant les difficiles conditions de travail des paramédics. Il a promis de faire bouger les choses. « Il y a au niveau des paramédics, ça fait bientôt quatre ans qu'ils n'ont pas de convention collective. On entend bien que si on est au pouvoir le 6 octobre prochain on va s'asseoir rapidement avec ces gens-là, comprendre le dossier et tenter de trouver une solution parce que ce sont des premiers répondants, parce que ce sont des gens qui sauvent des vies ».
Main tendue
Le représentant du gouvernement sortant, Yannick Gagnon, a pour sa part tendu une main directe à l’étudiante. « La négociation entre les paramédics et le gouvernement du Québec, j’y suis. Je parle constamment avec les deux paliers. Je fais mon travail de député. Ceci dit, vos représentants sont articulés, et ils sont calmes. Ça aide beaucoup à faire avancer en ce moment. Il y a quand même quelque chose à la table de négociations. Je te tends à la main : si jamais tu veux me remettre ton écrit ou de me le remettre de manière officielle, moi je m'engage et je pourrais même t'envoyer une photo si tu veux. Je m'engage à le remettre dans les mains de Mme Christine Fréchette. Mon équipe est là, tu peux me donner ton cellulaire ou quoi que ce soit. L'important c'est que ça se rende ».
Rien de réglé
La candidate solidaire Jeanne Palardy a dénoncé l’immobilisme gouvernemental dans les négos avec les paramédics. Elle n'en revient pas que rtien n'ait bougé, alors qu'il en était aussi ainsi du temps qu'elle était dans l'associaition étudiante « Ça n'a pas de bon sens qu'il n’y ait rien qui aie bougé au niveau du gouvernement, surtout dans les huit dernières années. À Québec solidaire, on veut reconnaître les paramédics comme du personnel de la santé. Parce que là en ce moment, ce n’est même pas le cas au niveau administratif. Je vous appuie dans vos revendications ».
Urgence d'agir
La candidate péquiste Marie-Karlynn Laflamme, qui disait s’être entretenue plus tôt avec les étudiants à l’entrée, sentant l’urgence d’agir. « Je sens vraiment l'urgence d'agir. C'est dommage que le gouvernement ne l’ait pas sentie, parce qu'on a réglé bien des conventions collectives, on a réglé beaucoup de choses au gouvernement, mais pas celle-là. Et j'ai rencontré les paramètres en février, je les ai rencontrés encore avant-hier. Puis effectivement il y a un enjeu. On veut vous permettre de gagner votre vie dans ce que vous aimez, ça c'est sûr. Alors ce qu'on va faire, c'est de régler cette situation-là, le plus rapidement possible quand on va arriver au pouvoir ».
Stages rémunérés
La candidate Catherine Morissette a parlé pour sa part de priorités, tout en revenant de la rémunération des stages. « Quand on règle une négociation, on sait qu’elle va revenir dans quatre ans ou dans deux ans ou dans trois ans. On est supposé d'être un petit peu préventifs. Vous êtes de première ligne et oui, vous êtes du personnel soignant. Parce que le temps de partir et de vous rendre, c'est vous qui avez notre vie entre les mains. Je reviens au stage. Je pense qu'un stage doit être rémunéré. Peu importe le domaine, il faut que ce soit rémunéré », a-t-elle conclu sur la question.



